L’écoute de ce qui est dit et non-dit

Publié par Sondes AMDOUNI OUERTANI

L’écoute de ce qui est dit et non-dit

Wilson Mizner a dit… « Non seulement une personne qui sait écouter est-elle bienvenue partout, mais, après un certain temps, elle finit par s’instruire. »

... Il en est de même de l’écoute, un autre attribut de la relation d’aide qui prend un caractère
particulier. Comme la présence, écouter peut aussi sembler être une attitude banale, puisque nous le faisons automatiquement, plusieurs fois par jour, avec les gens qui nous
entourent. Toutefois, dans une situation relationnelle de l’importance de la relation d’aide, l’écoute n’est pas passive, car il ne s’agit pas seulement de prêter l’oreille aux propos de l’autre, mais d’écouter pour comprendre ce que dit l’aidé, pour le rejoindre dans ce qu’il dit et même dans ce qu’il ne peut parvenir à révéler. L’attitude extérieure de l’infirmière est alors faite d’une attention particulière qui la place en attente de ce qui affleure sur la figure de la personne
soignée et sur ses lèvres.

Cette forme d’écoute est si agissante, qu’à elle seule elle suscite la confiance. Kaeplin écrivait même « qu’écouter quelqu’un, c’est le faire exister.»P. Kaepplin (1993). Cela semble si simple et si ordinaire, pourtant l’attention véritable, l’expression et la posture d’écoute ne sont pas si faciles à extérioriser. De surcroît, il y a bien des manières d’écouter qui ne sont pas fonctionnelles. L’écoute passive qui demeure superficielle, l’écoute défensive conduisant l’infirmière à se justifier et l’écoute protégée qui la ferme aux propos émotionnellement perturbateurs sont quelques exemples d’écoute dysfonctionnelle susceptible d’altérer nos relations avec le client.

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Source: Margot Phaneuf, inf., Ph.D. Décembre 2011 Infiressources